Archives Mensuelles: décembre 2011

Moment de noël du Honduras

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C’est classique de dire qu’on ne se sent pas à noël. C’était pourtant vrai. Les pubs de père noël avec sa grosse tuque pis ses bottes au milieu des cocotiers ça sonne faux. Personne ne se sent vraiment dans l’esprit des fêtes pendant le noël du campeur. La magie de noël mon oeil ! J’avais l’impression de vivre un parodie du temps des fêtes.

Si je conjugue au passé, c’est que j’ai fais une belle rencontre. Rien d’extraordinaire, mais ça m’a mis dedans. À la dernière minute, un peu comme au Québec quand je magasine mes cadeaux de noël le 22 ou le 23 décembre et que c’est là que je commence à me sentir réellement dans le temps des fêtes. J’ai découvert une tradition hondurienne. C’est Thida, une amie coopérante, qui m’a invité à rencontrer sa voisine. Chaque année, celle-ci utilise l’espace de son garage pour réaliser une crèche de noël.

C’est pas tant la crèche qui m’a mis dans l’esprit des fêtes, mais d’entendre la professeure Iris nous en parler. Et durant qu’elle nous parlait, de voir une douzaine de curieux se masser dans l’embrasure de la porte.

Elle aime la vie à San Lorenzo et veut le communiquer au travers de sa crèche. Elle a reproduit des bâtiments de San Lorenzo, l’église, le marché, la banque. Elle a aussi mis des scènes typiques honduriennes, une corrida, des corbeaux qui mangent une vache (?). D’autres qu’elle a inventé, une girafe qui cours sur un pont, une femme enceinte qui va à l’hôpital dans un taxi. Et, comme elle est très croyante, elle a évidemment reconstituée plusieurs scènes bibliques.

On a eu la chance, Thida et moi, de voir la crèche en pré-ouverture. Elle ne n’ouvre son garage aux visiteurs que quelques jours avant noël.

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Comment faire la purée de frijoles

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-Marie et Alex-

Les frijoles sont un élément de base de la cuisine hondurienne. On les retrouve souvent en accompagnement ou en garniture dans les pupusas et les baleadas (nous mettrons ces recettes en ligne dans le futur).

D’abord, ça prend des fèves rouges, une bonne quantité. Idéalement, on les fait tremper 12h avant à la température pièce et faut les faire bouillir 2 ou 3 heures jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Les cannes du Super C font aussi la job. Ne jetez pas l’eau de cuisson, on s’en sert.

Ingrédients :

  • Fèves rouges
  • Oignons rouges
  • Piment fort (jalapeno)
  • Ail
  • Huile végétale
  • Sel & Poivre

1- Faire revenir les oignons, ail et piments dans un peu d’huile.

2- Ajouter les fèves rouges avec encore un peu d’huile et de l’eau de cuisson.

3- Piler les fèves à l’aide d’un fond de verre (princesses en option).

3.5- Si la patience manque, utiliser un mélangeur

4- Ajouter de l’huile et un peu d’eau de cuisson jusqu’à obtenir la texture désirée*

5- Sel et poivre

*Si trop mou, laissez cuire un peu. Si trop rigide, ajouter de l’huile et de l’eau.

Au final, ça donne une purée de fèves rouges délicieuse. On se servira de cette purée pour faire des recettes. Pour l’instant, manger en accompagnement avec des tortillas. Nous, on l’aime bien avec les tortillas et du quesillo, un fromage frais qui a une texture déjà fondante!  (voir image si dessous)

Sinon, ici au Honduras, on s’en sert aussi dans l’élaboration d’un plat bien typique et pas vraiment plus compliqué: l’Anafre. Dans un pot en terre cuite, où il y a en dessous un espace pour insérer du charbon de bois, question de garder le plat chaud, on place d’abord les frijoles. Ensuite, on y laisse fondre le fromage. Pour terminer le tout, c’est du bonus: Chorizo, Jalapeno, etc. Lorsque le tout est bien fondu, on le mange avec des chips de tortillas, tout simplement. C’est un entrée que l’on retrouve dans la plupart des restaurants!

Et parce qu’on aime bien imiter les sites de recettes traditionnels, voici pas à pas, la recette en image! Alexandre a bien voulu être M. Frijole…merci Alex !

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Palmarès des bières du Honduras

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-Alex-

On reçoit plusieurs questions sur la bière hondurienne. Sans être un spécialiste de la question, j’ai créé ce petit palmarès des quatre marques de bières honduriennes.

Note: Je les ai mises par ordre de préférence, tout à fait subjectif.

Note: Ce sont les bières produites au Honduras, on peut aussi en trouver plusieurs autres d’importation – citons au passage la merveille du Nord : la Coors Light.

Impérial

C’est la plus brune des blondes. Disons auburn. Elle est buvable, très buvable. Elle laisse un agréable goût dans la bouche qui donne envie de reprendre une gorgée. Le port du « wife-beater » blanc est de circonstance pour bien l’apprécier. C’est une bière un peu sale qui a un certain caractère, lire un genre de goût. Ceux qui ne l’aiment pas adorent généralement la Port Royal.

Prix au détails: 0,70$

Port Royal

C’est la plus « luxueuse ». Plus dispendieuse que ses consœurs, elle est servie dans une bouteille verte ou plus généralement en canette. Elle ressemble étrangement à la Heineken, même petit goût de moufette. Notez que ce goût disparaît lorsqu’on lui additionne du jus de lime frais (probablement la même chose avec du clamato). Bière de terrasse et de bord de mer. La bière #1 des filles qui font de la coopération au Honduras.

Prix au détails : 1,00$

Salva Vida

Probablement celle que votre père achèterait au party de noël. Elle ne s’adresse pas nécessairement aux amateurs de bière tant qu’à ceux qui aiment en boire. Facile, légère, fraîche et autres synonymes pour dire qu’elle manque de goût. Inoffensive et consensuelle, elle se dégustera autour du BBQ ou en jouant au Volleyball, genre.

Prix au détails : 0,65$

Barena

Véritable hommage à toutes ces marques de bière qui ont fait leurs bons temps sur les tablettes de dépanneur. S’adresse particulièrement aux nostalgiques des partys de cégep ou à ceux qui n’aiment tout simplement pas le goût de la bière. Les vrai gars honduriens semblent lui trouver certaines vertus viriles (?), à les entendre parler, c’est de la vrai bière d’homme. Probablement l’équivalent du phénomène de la Coors Light au Québec.

Prix au détails : 0,65$

Pour voir une source indépendante, le palmarès hondurien de RateBeer