De retour en « grand ville »

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-Marie-

Cette fois, nous avions décidé d’en profiter pleinement. Une fin de semaine complète dans la capitale, sans escapade dans les petits villages aux alentours. Interdit! Ce week end, c’est la ville, mur à mur. Nous ne lui avions pas donné beaucoup de chance il faut dire. Quand on allait à Tégus (son p’tit nom), c’était pour faire un peu d’épicerie, quelques courses ici et là, et hop ! On part pour Santa Lucia, Valle de Angeles ou directement pour la maison.

Et bien dans toutes ses activités, nous avons parfois été déçus. Par exemple, par cette publicité d’un café-librairie charmant où on dit qu’on peut lire pendant des heures dans une ambiance envoûtante…Premièrement c’est plutôt une librairie en plein milieu d’un centre d’achat et où il y avait un café à côté… « Âllo l’ambiance! »

Il a dû passer 200 personnes, carosses d’épicerie à la main entre le début et la fin de notre café. Sans compter la musique: un mélange de 4 postes de radio différents, provenant, bien sûr, des magasins entourant les trois tables à café au milieu du corridor.

À partir de là, fini les attentes. C’est ce qu’il ne fallait pas oublier. Les choses se déroulent rarement comme on les imagine, surtout au Honduras, alors vaut mieux pas trop les imaginer. C’est dans cet esprit que l’on s’est présenté au concert pour toute la famille de l’orchestre philharmonique du Honduras, dans le théâtre Manuel Bonilla.

Un concert, un dimanche matin. Une journée de petite pluie fraîche, attention les attentes arrivent… On les chasse avant d’arriver! Arrivés là, on ne peut pas entrer, les répétitions n’étant pas terminées. Nous ne sommes pourtant pas en avance. Le spectacle commencera donc avec 45 minutes de retard… (Non !pas encore…)

Alors allons prendre un café, marcher dans le parc, et revenons plus tard. Au retour, la salle est prête à accueillir les visiteurs. La salle se remplie peu à peu. La moitié de la salle doit être pleine, et de cette moitié, on compte beaucoup de familles avec de jeunes enfants! Le chef d’orchestre est ravi de les voir. Il prendra le temps de leur expliquer, et à nous aussi, tous les instruments qui composent son orchestre, et leur apport dans la pièce. Pour ce faire, il a même changer l’ordre des pièces. Il commencera donc par une pièce plus connue, pour bien montrer aux enfants ce dont il parle. Ce sont des extraits de l’opéra de Carmen. Ce matin-là, nous en avons appris autant que les enfants de 6 ans qui écoutaient attentivement les explications.


Et les jeunes ne se trouvaient pas seulement dans la salle. Quand le chef d’orchestre a demandé aux musiciens âgés de moins de 25 ans de se lever, près de 90% des musiciens étaient debouts! C’était impressionnant de voir autant de jeunes, assis dans la salle et sur la scène, en admiration devant une pièce de Mozart ou de Borodin. Magnifique.

Si nous avions eu des attentes, elles auraient été comblées. Mais ce qui est beau, c’est que toute cette musique, ces jeunes, ces bébés qui pleurent et nous deux en plein milieu, on aurait jamais pu s’attendre à ça!

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