Moé j’aime la police

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-Alex-

On est sur le bord de la mer, les gars jouent au soccer, les filles se baignent pas de maillot ! – En fait, elles se baignent tout habillée (!?). – Assis tranquillement les pieds dans le sable tout est relaxe. Six uniformes bleus avec leurs grosses bottes noires avancent sur la plage avec leurs fusils d’assaut. La partie de soccer continue, les filles se baignent toujours: c’est normal, au Honduras la police est tout le temps-là, avec son air menaçant, sauf quand on a besoin d’elle.

Récemment, un camarade coopérant d’une autre ONG s’est fait voler son ordinateur portable dans sa maison durant la nuit alors qu’il était hors de la ville. Inquiet, il va au commissariat pour dénoncer le vol, mais on lui répond que c’est normal, il y a beaucoup de vol dans son quartier. Alors vous n’allez rien faire ? Non…

Au barrage policier sur la route panaméricaine près de San Lorenzo, un policier arrête le véhicule de notre organisme et déclare qu’on doit payer une « nouvelle » taxe de passage. Clairement un pot de vin. Notre coordonatrice sentant l’arnaque lui dit qu’il n’y a pas de problème, mais qu’on doit avoir un reçu pour notre comptabilité. Et il nous en a fait un…

Pire encore ! Une coopérante qui travaille avec nous à San Lorenzo se fait voler son porte monnaie sur la rue principale à l’heure du dîner. Le jeune voleur se sauve en bicyclette. Comme tout le monde se connaît ici, ça ne prend pas de temps pour savoir quel est le nom de l’auteur du vol – d’ailleurs, pour la postérité, il est surnommé la petite crevette.

Elle va au poste de police pour déclarer le vol. L’agent lui dit qu’ils ne peuvent rien faire si elle ne sait pas qui lui a volé son porte monnaie. Ça tombe bien je sais qui c’est, et on m’a même dit où il habite ! Haaaa … (malaise)

Alors vous n’allez rien faire ? Non…

Et il lui sort l’excuse du siècle : en fait, nous ne pouvons pas y aller parce que nos véhicules n’ont plus d’essence et on a pas d’argent pour en mettre. Tant qu’à se faire niaiser, la coopérante leur propose de payer le taxi aux agents qui lui ramèneront son porte monnaie contenant son passeport. Haaaa… non. Ça non plus ce n’est pas possible, les taxis n’embarquent plus les policiers parce qu’on faisait ça avant et que ça les mettait parfois dans des positions dangereuses…

Heureusement, elle a réussi à ravoir son passeport quelques jours plus tard… la police l’a finalement retrouvé. Il y a plusieurs rumeurs sur ce qui est arrivé par la suite à la petite crevette… mais on ne sait jamais vraiment.

 

 

 

 

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