Comme un poisson qui joue au basket contre Kobe Bryant

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Les caraïbes: lieu mythique où se mélange dans ma tête pirates et resorts

Pour la première fois je mettais mes deux pieds dans ces eaux. Plus que ça en fait…pour la première fois, je mettais mon corps au complet, de la petite orteil au dernier cheveu, sous 18 mètres d’eau cristalline! Et voilà! Tu sors de cette expérience le cœur à l’envers et la tête remplie de questionnements. Il y a une partie de la terre, la plus grande, que nous ne connaissons pas du tout. Il y a des êtres vivants dont leurs rencontres tardent encore à venir… (musique mystérieuse)… AHHHH !

 Bon on se ressaisit un petit peu… Parce que j’ai l’air d’avoir trouvé ça extraordinaire, mais c’est un processus pas si simple qui a mené à cet émerveillement.

 Au début il y a les cours théoriques… des vidéos… qui datent un peu, où l’on nous dit sans cesse combien les plongeurs sont des gens plus heureux que les autres. Ça c’est pour nous rassurer pour la suite. Vient donc, la liste des dangers que court une personne qui fait ce sport. Les maladies les plus fréquentes,etc. On t’explique comment remettre ton masque dans l’eau, le vider de son eau. Comment remettre son régulateur ou respirer avec celui de ton « buddy ». Comment tes poumons peuvent exploser si tu ne respires pas continuellement. Comment dire sous l’eau… que ça ne va pas, que tu n’as pas d’air, que tu es rendu fou…

Bon j’exagère à peine, mais voilà qu’on vous entraîne vers la première plongée, tout près, pour effectuer les premiers exercices que l’on nous a montré précédemment dans le vidéo. Ton corps se retrouve donc à 3 mètres sous l’eau… il le sait qu’il ne devrait pas être là. Le poisson qui a décidé de se faire un snack au milieu du groupe lui, ne semble pas surpris, ni apeuré ! Avec raison! Une bande d’abrutis pas trop habile qui essayent de rester au fond de l’eau avec toute la misère du monde. Il devait rire dans ses branchies celui-là. C’est peut-être exactement ce qu’il faisait :

 « DES NOUVEAUX!…ahahhaha regarde l’autre qui remonte et descend..  »…

 « Oh shit…ils m’regardent…sois naturel, sois naturel…fais comme si t’étais juste un poisson normal »

Oui, ce poisson là était plus à l’aise que nous, c’est évidemment. Il nageait, et puisque je n’ai toujours pas encore compris que je suis sous l’eau et que les choses peuvent être entre le sol et la surface…je me mets à penser qu’il flotte, comme un astronaute! C’est que ça ne fait aucun sens que je me retrouve ici, comme pour lui ça ne ferait aucun sens qu’il tente de faire du rollerblade sur l’asphalte ou de conduire une voiture.

 Sortie de là, le choc est passé. Et croyez le ou non, nous ne sommes pas restés aussi abrutis que ça. À la fin de ses cours, Marie et moi, ou Alex et moi c’est selon, on se promenait sans peine à travers les coraux, les poissons, les anguilles et les raies. C’était magnifique! On se sentait moins extraterrestres, même si quand on y pense on sait bien que l’on n’appartient pas à ce monde là. La grosse bombonne en aluminium derrière nous trahissait.

 Après quelques temps, on doit inévitablement sortir d’ici.

On avait par contre oublié de nous spécifier que la plus grande menace, dans un cours de plongée, ce sont les gens qui plongent avec toi. C’est ce qui nous est arrivé avec la famille qui a été jumelé à nous. Un père fier, qui connait tout (…) qui passe son temps à tenter de se stabiliser dans l’eau, ou à nous dépasser sauvagement, quelques coups de palmes en bonus! Ses deux fils gâtés qui n’écoutent pas vraiment pendant les cours ou dans l’eau où ils passent leur temps à se chamailler! Mais pas chamailler comme une « bine » ou un « je te tappe sur l’épaule et je me déplace de l’autre côté ». Plus comme dans « je t’arrache ton masque et je te regarde le chercher », comme dans « j’essaye de tirer sur le tuyau qui alimente ton air », comme dans « je te tire la tank d’aluminium et je te passe sur le corps avec mes palmes ». Et ces deux idiots nous ont même écourtés notre dernière plongée, puisque le plus jeune a manqué d’air, à force de se battre et de s’énerver… ouf!

 Par chance, cette fois, on s’était mis bien derrière, avec nos amis à nageoires, et on a profiter de cette plongée comme s’ils n’y étaient pas, sauf quelques occasions où comme le poisson du premier jour, on les a regardé du coin de l’œil, riant en se disant qu’il n’avait rien à faire ici.

 …ah et vous remarquez peut-être, je n’ai pas vraiment parlé de Noël ou du Jour de l’an. C’est que les palmiers, le sable chaud et les rhum & coke, ça fait pas très Noël. Noël ça me dit pas grand chose, quand il y a pas d’amis, de famille, de bottes dans l’bain et une bonne pile de manteau pour faire la sieste. Alors disons que c’était des vacances, de très bonnes vacances! J’ai hâte à Noël…

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Des vacances d’astronautes

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Nous avons eu la chance de résider au (pas) très chic Backpacker lodge sur l’île d’Utila. Une genre de cabane assez rudimentaire dans laquelle on partage une toilette pleine de moustique et une douche pleine de … je vous laisse imaginer c’est plus drôle.

Comme voisin, à part notre ami coopérant, nous avons eu la chance de collocater nos aires communes avec des gars sales. C’est pas un jugement, c’est vrai. Mettons là… quand tu laisses ta brosse à dent sur le coin du lavabo monter sur un frame de pvc, comment tu fais pour savoir si elle est tombée durant la journée ? Comment tu fais pour savoir si un gars plus sale que toi ne s’en est pas servit lui avec ? C’est la pointe de l’iceberg votre honneur, mais je crois que vous comprenez…

La Utila que nous avons vu c’est un gros party de Cégep. Le matin ceux qui plongent pas ont la gueule de bois jusqu’à midi. Genre tu te mets un tubas pis un masque pour aller faire du snorkelling vers 11h le matin parce que tu sais pas si hier t’as pitché ta bouteille de rhum dans les caraïbes ou pas. La bouteille manque toujours à l’appel soit dit en passant votre honneur..

Question de pas se relaxer, on a pris des cours de plongée. Quatre bonnes grosses journée avec des cours théoriques et des exercices dans l’eau. Première journée mon corps capote parce qu’il ne conçoit pas qu’on puisse respirer sous l’eau et l’instructeur nous demande d’enlever nos masques pour tester les situations d’urgence. Pis ta première journée ? C’est mieux d’être beau taleur.

Après quelques jours, à une 15aine de mètres sous l’eau j’essaye de rester calme pis de ne pas penser à tout ce qui pourrait se briser dans mon équipement. Je me sens comme si j’étais dans Chérie j’ai réduis les enfants et j’ai camouflé les preuves dans l’aquarium. Je regarde autour de moi et pour la vrai première fois depuis que je suis au Honduras, je suis complètement dépaysée.

C’est comme quand je rêve que je vole, si j’inspire fort je monte, si j’expire je descends. Tout est calme, lent, j’entends ma respiration ultra fort. Une fois que tu comprends la technique, c’est vraiment facile. Pendant un instant, je repense à mon choix de carrière quand j’avais 10 ans, je voulais être astronaute. Je flotte au fond de l’eau et je découvre un paysage encore plus beau que la lune, je suis astronaute.

Tout est zen dans le fond de l’eau.

Sauf le gros monsieur qui travaille dans l’industrie minière et ses deux fils qui le cours avec nous.

On fait tous attention pour ne pas toucher aux coraux, lui il ne regarde pas et il fonce dedans tête première, paf ! Il fait le saut et remonte brusquement, il heurte un de ses fils qui essaye de le repousser avec sa jambe. Deux minutes après, les deux jeunes se battent et essayent de s’enlever le respirateur de la bouche l’un l’autre (!$%#!). Le monsieur lui ? Merde il est rendu où… Bang ! Je reçois son genoux sur le bord de la tête, faut jamais le perdre de vu le monsieur. Au final, on est certifiés plongeurs, maman tu vas recevoir mon diplôme par la poste.

Noël sur le bord des caraïbes il y a pire que ça dans la vie, mais ça manque un peu de petites saucisses à la sauce VH et de tout ce qui rend le noël de chez nous unique: la famille, les amis, le frette.

PS: À notre défense, le (pas) très chic backpacker lodge était seulement à 3$ la nuit votre honneur.

Moment de noël du Honduras

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C’est classique de dire qu’on ne se sent pas à noël. C’était pourtant vrai. Les pubs de père noël avec sa grosse tuque pis ses bottes au milieu des cocotiers ça sonne faux. Personne ne se sent vraiment dans l’esprit des fêtes pendant le noël du campeur. La magie de noël mon oeil ! J’avais l’impression de vivre un parodie du temps des fêtes.

Si je conjugue au passé, c’est que j’ai fais une belle rencontre. Rien d’extraordinaire, mais ça m’a mis dedans. À la dernière minute, un peu comme au Québec quand je magasine mes cadeaux de noël le 22 ou le 23 décembre et que c’est là que je commence à me sentir réellement dans le temps des fêtes. J’ai découvert une tradition hondurienne. C’est Thida, une amie coopérante, qui m’a invité à rencontrer sa voisine. Chaque année, celle-ci utilise l’espace de son garage pour réaliser une crèche de noël.

C’est pas tant la crèche qui m’a mis dans l’esprit des fêtes, mais d’entendre la professeure Iris nous en parler. Et durant qu’elle nous parlait, de voir une douzaine de curieux se masser dans l’embrasure de la porte.

Elle aime la vie à San Lorenzo et veut le communiquer au travers de sa crèche. Elle a reproduit des bâtiments de San Lorenzo, l’église, le marché, la banque. Elle a aussi mis des scènes typiques honduriennes, une corrida, des corbeaux qui mangent une vache (?). D’autres qu’elle a inventé, une girafe qui cours sur un pont, une femme enceinte qui va à l’hôpital dans un taxi. Et, comme elle est très croyante, elle a évidemment reconstituée plusieurs scènes bibliques.

On a eu la chance, Thida et moi, de voir la crèche en pré-ouverture. Elle ne n’ouvre son garage aux visiteurs que quelques jours avant noël.

Comment faire la purée de frijoles

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-Marie et Alex-

Les frijoles sont un élément de base de la cuisine hondurienne. On les retrouve souvent en accompagnement ou en garniture dans les pupusas et les baleadas (nous mettrons ces recettes en ligne dans le futur).

D’abord, ça prend des fèves rouges, une bonne quantité. Idéalement, on les fait tremper 12h avant à la température pièce et faut les faire bouillir 2 ou 3 heures jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Les cannes du Super C font aussi la job. Ne jetez pas l’eau de cuisson, on s’en sert.

Ingrédients :

  • Fèves rouges
  • Oignons rouges
  • Piment fort (jalapeno)
  • Ail
  • Huile végétale
  • Sel & Poivre

1- Faire revenir les oignons, ail et piments dans un peu d’huile.

2- Ajouter les fèves rouges avec encore un peu d’huile et de l’eau de cuisson.

3- Piler les fèves à l’aide d’un fond de verre (princesses en option).

3.5- Si la patience manque, utiliser un mélangeur

4- Ajouter de l’huile et un peu d’eau de cuisson jusqu’à obtenir la texture désirée*

5- Sel et poivre

*Si trop mou, laissez cuire un peu. Si trop rigide, ajouter de l’huile et de l’eau.

Au final, ça donne une purée de fèves rouges délicieuse. On se servira de cette purée pour faire des recettes. Pour l’instant, manger en accompagnement avec des tortillas. Nous, on l’aime bien avec les tortillas et du quesillo, un fromage frais qui a une texture déjà fondante!  (voir image si dessous)

Sinon, ici au Honduras, on s’en sert aussi dans l’élaboration d’un plat bien typique et pas vraiment plus compliqué: l’Anafre. Dans un pot en terre cuite, où il y a en dessous un espace pour insérer du charbon de bois, question de garder le plat chaud, on place d’abord les frijoles. Ensuite, on y laisse fondre le fromage. Pour terminer le tout, c’est du bonus: Chorizo, Jalapeno, etc. Lorsque le tout est bien fondu, on le mange avec des chips de tortillas, tout simplement. C’est un entrée que l’on retrouve dans la plupart des restaurants!

Et parce qu’on aime bien imiter les sites de recettes traditionnels, voici pas à pas, la recette en image! Alexandre a bien voulu être M. Frijole…merci Alex !

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Palmarès des bières du Honduras

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-Alex-

On reçoit plusieurs questions sur la bière hondurienne. Sans être un spécialiste de la question, j’ai créé ce petit palmarès des quatre marques de bières honduriennes.

Note: Je les ai mises par ordre de préférence, tout à fait subjectif.

Note: Ce sont les bières produites au Honduras, on peut aussi en trouver plusieurs autres d’importation – citons au passage la merveille du Nord : la Coors Light.

Impérial

C’est la plus brune des blondes. Disons auburn. Elle est buvable, très buvable. Elle laisse un agréable goût dans la bouche qui donne envie de reprendre une gorgée. Le port du « wife-beater » blanc est de circonstance pour bien l’apprécier. C’est une bière un peu sale qui a un certain caractère, lire un genre de goût. Ceux qui ne l’aiment pas adorent généralement la Port Royal.

Prix au détails: 0,70$

Port Royal

C’est la plus « luxueuse ». Plus dispendieuse que ses consœurs, elle est servie dans une bouteille verte ou plus généralement en canette. Elle ressemble étrangement à la Heineken, même petit goût de moufette. Notez que ce goût disparaît lorsqu’on lui additionne du jus de lime frais (probablement la même chose avec du clamato). Bière de terrasse et de bord de mer. La bière #1 des filles qui font de la coopération au Honduras.

Prix au détails : 1,00$

Salva Vida

Probablement celle que votre père achèterait au party de noël. Elle ne s’adresse pas nécessairement aux amateurs de bière tant qu’à ceux qui aiment en boire. Facile, légère, fraîche et autres synonymes pour dire qu’elle manque de goût. Inoffensive et consensuelle, elle se dégustera autour du BBQ ou en jouant au Volleyball, genre.

Prix au détails : 0,65$

Barena

Véritable hommage à toutes ces marques de bière qui ont fait leurs bons temps sur les tablettes de dépanneur. S’adresse particulièrement aux nostalgiques des partys de cégep ou à ceux qui n’aiment tout simplement pas le goût de la bière. Les vrai gars honduriens semblent lui trouver certaines vertus viriles (?), à les entendre parler, c’est de la vrai bière d’homme. Probablement l’équivalent du phénomène de la Coors Light au Québec.

Prix au détails : 0,65$

Pour voir une source indépendante, le palmarès hondurien de RateBeer

Chronique ordinaire

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-Alex-

Assis les deux fesses dans mon hamac à me faire bercer par le bruit des klaxons d’en face et des ouvriers qui gossent en arrière de la maison, avec mon laptop sur les genoux, j’écris une chronique ordinaire.

Ça va bientôt faire deux mois qu’on est à San Lorenzo. On se sent de moins en moins en voyage, de plus en plus chez nous. Chez nous, mais loin pareil.

Durant la journée, il y a du travail ou des cours d’espagnol. Le soir, on écoute des films ou on sort souper avec les autres coopérants. Une routine de 8 à 5 qui t’enlève un peu (pas mal) le feeling du voyage. Tant bien qu’on se met à penser à la prochaine fois qu’on va partir, comme quand on était chez nous et qu’on rêvait au Honduras…

Sinon, ces temps-ci je pellette de la roche… j’aimerais dire que je prépare un jardin, mais je fais juste pelleter de la roche depuis deux semaines. Au rythme où ça avance, je pense que je vais être musclé avant d’avoir mangé une papaye de mon jardin.

Paraît qu’il neige au Québec. Ici, la seule chose qui nous fait penser à l’hiver ce sont les pubs du père-noël habillé comme un gars de kuujjuaq. En short pis en gougoune, je sue du genou, pis lui y me regarde en riant dans sa grosse barbe ! Pour le réveillon, c’est clair que c’est pas moi le père noël cette année.

Avec les autres coopérants on parle trilingue. Ils viennent de partout dans le monde et ont vécu dans plein de pays. C’est un peu comme dans l’auberge espagnol. On parle de plein de trucs pis on mange… on mange. Certains soirs je parle trilingue dans la même phrase… après une couple de rhums.

On sort un peu les fin de semaines pour retrouver le feeling du voyage, On s’achète des cartes du pays, des guides de voyage, on va voir sur internet. On passe des soirées entre coopérants à jaser de nos prochaines destinations. Quelque part, on est comme des junkies qui ont besoin d’une dose d’exotisme, toujours plus forte pour retrouver le feeling du début.

Amour et plottée de bine (traduction libre)

Parlant de trucs ordinaires, on a acheté le DVD piraté d’un film hondurien. Ça s’appelle Amor y Frijoles. Quiproquo d’une vendeuse de frijoles qui pense que son mari la trompe parce qu’il rentre tard, alors que celui-ci va à l’église tous les soirs prier pour avoir un petit garçon. Elle devient jalouse et couraille avec plein de gars pour se valoriser. Elle finit par être enceinte d’un petit garçon. Lorsque le film termine tout le monde est content. Morale ? On a pas encore trouvé… suggestions ?

Maintenant que vous êtes en appétit, je vous promet la recette des frijoles qu’on voit dans le film, à suivre bientôt.

 

 

 

Le 680 rue principale, San Lorenzo

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– Marie-Elaine –

Autrefois rue Ste-Angèle à Trois-Rivières, une partie des compagnons du 680 ont maintenant une nouvelle adresse: c’est euh… le barrio San Antonio, près de l’épicerie, près du nouveau marché, l’appartement le plus pâle… Avec si peu d’information, tu peux obtenir Internet, le câble et te faire livrer l’eau. C’est plutôt pratique! San Lorenzo est une ville de grandeur moyenne et malgré son expansion, le système de positionnement est toujours aussi nébuleux. Ne deviendrait pas chauffeur de taxi qui veut. Ici, il ne suffit pas de connaître l’épicerie et quelques magasins pour se retrouver. Les chauffeurs sont une vraie mine d’information. Nos collègues Simon et Myriam, pour indiquer leur adresse, donnent le nom de leur propriétaire et l’école qui est dans le quartier, et personne pour l’instant n’a semblé sans ressource à l’écoute de ces informations.

Nous sommes maintenant installés dans notre nouvelle demeure. Ici, il n’y a pas d’air clim, de piscine creusée et de petit déjeuner en s’assoyant à la table, café à la main. Non il n’y a rien de tout ça. Ici, il y a un terrain qui n’attend que nous pour faire pousser les fruits et légumes de notre choix, il y a un comptoir, un four et un frigo qui s’impatientent de nous donner un coup de main dans la réalisation de nos premiers plats typiquement honduriens. Il y a aussi une pila, cette machine à laver qui nous fera quelques muscles. Celle-là, elle attend les premiers morceaux de vêtements que nous tâcherons en redécorant un petit endroit à nous. Un changement comme celui-là, ça ne se regrette pas!

Les courses à San Lorenzo, ou comment ton sourire peut te faire faire quelques affaires en or

Ici de magasin en magasin, ils vendent tous à peu près les même choses. La même assiette avec une image de Dora l’exploratrice, les même bols avec des grosses fleurs dans le fond (ça on en a acheté!) Alors ce qui détermine de l’acheter ici ou ailleurs c’est surtout l’attitude de la personne qui te le vend. On a déjà quelques préférés, qui sont toujours sympathiques et qui te surchargent pas trop parce que tu es un gringo…

« C’est combien cette jolie bouilloire en métal ? »

« 320 lempiras » (ou environ 16 $)

« mmm c’est beau mais ça vaut pas 16$, merci quand même! »

Le lendemain….

« C’est combien cette jolie bouilloire en métal? »

« 180 lempiras » (ou environ 9$)

« coudonc, l’avez-vous échappé par terre? »

On dirait que j’ai une crise de confiance, je repasserai plus tard …

La journée terminée, la fatigue dans les jambes, et la brume dans l’esprit, on prends les derniers moments de lucidité pour s’assoir tranquillement, et profiter de notre première soirée loin de l’hôtel Morazan. Les bruits sont nouveaux parce que le soir à l’hôtel, on entendait que les chiens hurlés. Ici, les gens qui crient, qui klaxonnent, quelqu’un qui joue du tam tam, quelque part derrière la maison, et voilà nos nouveaux bruits, finalement pas si loin de ceux de la rue St-Angèle.

Vue de la rue Ste-Angèle, Trois-Rivières

Vue de San Lorenzo, Honduras